- Convergence : en 0, sin(ax)/x→a (limite finie), pas de problème. En +∞, par intégration par parties : ∫1Mxsin(ax)dx=[−axcos(ax)]1M−∫1Max2cos(ax)dx. Le premier terme tend vers une constante quand M→∞, le second converge (majoré par ∫1/x2). Donc I(a) converge (mais pas absolument).
2a. Existence : pour t>0, ∣e−txsin(ax)/x∣≤e−tx⋅∣ax∣/x=ae−tx⋅1[0,1]+e−tx/x⋅1[1,∞[, intégrable. Calcul de ∂aF : par dérivation sous l'intégrale (domination par e−tx),
∂aF(t,a)=∫0∞e−txcos(ax)dx=Re∫0∞e(−t+ia)xdx=Ret−ia1=t2+a2t.
2b. Intégrer par rapport à a : F(t,a)=∫0at2+s2tds+F(t,0)=arctan(a/t)+0=arctan(a/t) (car F(t,0)=0).
- Limite t→0+ : F(t,a)=arctan(a/t)→arctan(+∞)=π/2 (car a/t→+∞ pour a>0). Reste à justifier que limt→0F(t,a)=I(a) : c'est le lemme d'Abel pour la convergence de Laplace vers Fourier, ou plus explicitement, on montre que la convergence est uniforme via une intégration par parties et le critère d'Abel-Dirichlet.
Donc I(a)=π/2 pour tout a>0.