1. Continuité et coercivité
Bilinéarité évidente. Continuité : par Cauchy–Schwarz, ∣a(u,v)∣≤∥∇u∥L2∥∇v∥L2+∣Ω∣∥u∥L2∥v∥L2≤C∥u∥H1∥v∥H1.
Coercivité : a(u,u)=∫Ω∣∇u∣2+(∫Ωu)2. L'inégalité de Poincaré–Wirtinger généralisée affirme l'existence de CΩ>0 tel que
∥u∥H12≤CΩ(∫Ω∣∇u∣2+(∫Ωu)2)=CΩa(u,u).
(La quantité (∫Ω∣∇u∣2+(∫Ωu)2)1/2 est une norme équivalente sur H1(Ω).) Donc a est coercive.
2. Lax–Milgram
L'application v↦∫Ωfv est une forme linéaire continue sur H1(Ω) (car ∣∫fv∣≤∥f∥L2∥v∥L2). Comme a est bilinéaire, continue et coercive, le théorème de Lax–Milgram donne l'existence et l'unicité de u∈H1(Ω) tel que a(u,v)=∫Ωfv pour tout v∈H1(Ω).
3. Moyenne et problème aux limites
En prenant v=1 (constante) : ∇v=0, donc a(u,1)=(∫Ωu)∣Ω∣=∫Ωf, d'où
∫Ωudx=∣Ω∣1∫Ωfdx.
Si ∫Ωf=0, alors ∫Ωu=0 et la formulation devient ∫Ω∇u⋅∇v=∫Ωfv pour tout v∈H1(Ω) : u est la solution faible (de moyenne nulle) du problème de Neumann
−Δu=f dans Ω,∂n∂u=0 sur ∂Ω.