التمرين 1
Exercice 1 — File d'attente de réparation de machines
Un atelier comprend 3 machines automatiques entretenues par un réparateur. La durée de bon fonctionnement de chaque machine est une variable aléatoire de loi exponentielle de moyenne heures. Le réparateur ne peut réparer qu'une machine à la fois et le temps de réparation est une variable aléatoire de loi exponentielle de moyenne heures. Soit le nombre de machines en panne à l'instant .
- Calculer les probabilités d'état stationnaires et le nombre moyen de machines en panne. Quel est le temps moyen d'oisiveté du réparateur ? Quel est le temps moyen d'immobilisation d'une machine en panne ? Interpréter les débits absolu et relatif en termes de productivité du réparateur. Quelle est la productivité de l'atelier (compte tenu des pannes) si chaque machine produit articles par unité de temps.
- On suggère en guise d'approximation grossière que le parc de machines est infini (grand) de telle sorte que le processus de pannes soit poissonien avec un taux de pannes de 3 pour chaque période de 9 heures. Comparer les résultats avec ceux de la question 1.
- On se place dans le cas 2 (parc infini) avec les mêmes données. Trouver le nombre optimal de réparateurs à affecter à la maintenance des machines si le salaire unitaire d'un réparateur est DA/heure et le coût unitaire d'immobilisation d'une machine est DA/heure.
◀الحل
1.
On modélise (nombre de machines en panne) par un processus de naissance et de mort à source finie (modèle de réparation de machines) avec machines et un seul réparateur. Chaque machine en marche tombe en panne au taux par heure ; le réparateur répare au taux par heure.
Dans l'état (n machines en panne), il reste machines en marche, d'où les taux :
Les équations de balance donnent . Posons . Alors
Numériquement , , . La normalisation donne
D'où
Nombre moyen de machines en panne :
Temps moyen d'oisiveté du réparateur : le réparateur est oisif dans l'état , donc la proportion de temps d'oisiveté est
Temps moyen d'immobilisation d'une machine : par la formule de Little appliquée au sous-système des machines en panne, avec le taux effectif de pannes
Donc
Débits absolu et relatif : le débit absolu (nombre de réparations achevées par unité de temps) est machine/heure, égal à (régime stationnaire). Le débit relatif (taux d'occupation du réparateur) est : le réparateur travaille du temps.
Productivité de l'atelier : le nombre moyen de machines en marche est . Chaque machine produit articles par unité de temps, donc
soit un rendement de de la capacité maximale.
2.
Avec un parc infini, le processus de pannes devient poissonien de taux constant par heure ; on obtient une file avec . Le facteur d'utilisation est
Alors et
Comparaison : l'approximation à source infinie donne (contre ) et h (contre h) : elle surestime nettement la congestion. La raison est que dans le modèle fini le taux de pannes décroît quand des machines sont déjà en panne (moins de machines en marche), alors que la source infinie maintient un taux d'arrivée constant. L'approximation est donc pessimiste.
3.
Avec réparateurs on a une file , , , charge offerte . Le coût total horaire est
: , donc DA/h.
: ,
Donc DA/h.
: , un calcul analogue donne , , , d'où DA/h.
Le coût est minimal pour .