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مسابقة دكتوراه 2017Université Ahmed Ben Bella - Oran 1 — الموضوع 01

مسابقة عامة · الرياضيات · المدة: 1سا 30د

Concours d'accès à la Formation Doctorale, Mathématiques Pures et Appliquées, Épreuve Générale Sujet N°2, 06/11/2017, Durée 1h30

التمرين 1

Exercice A — Solutions $2\pi$-périodiques de $-u''+u=0$

#équations différentielles#extrema#périodicité

Soit une fonction à valeurs réelles uC2(R)u\in C^2(\mathbb{R}) 2π2\pi-périodique solution de l'équation différentielle u(x)+u(x)=0,xR.-u''(x) + u(x) = 0,\quad x\in\mathbb{R}.

  1. Trouver le signe de u(x0)u(x_0) si uu atteint un maximum en x0Rx_0\in\mathbb{R}.

  2. Trouver le signe de u(x0)u(x_0) si uu atteint un minimum en x0Rx_0\in\mathbb{R}.

  3. Montrer que u0u\equiv 0.

Principe du maximum élémentaire : pour une EDO ou EDP elliptique u+cu=0-u''+cu=0 avec c>0c>0, tout maximum a valeur 0\le 0 et tout minimum a valeur 0\ge 0. C'est un cas simple du principe du maximum d'Hopf.

الحل
  1. Si uu atteint un maximum en x0x_0, alors u(x0)0u''(x_0)\le 0. L'équation donne u(x0)=u(x0)0u(x_0)=u''(x_0)\le 0. Donc u(x0)0u(x_0)\le 0.

  2. Si uu atteint un minimum en x0x_0, alors u(x0)0u''(x_0)\ge 0. L'équation : u(x0)=u(x0)0u(x_0) = u''(x_0)\ge 0.

  3. uu est continue et 2π2\pi-périodique, donc atteint un max M=u(x1)M = u(x_1) et un min m=u(x2)m = u(x_2) sur R\mathbb{R} (par périodicité + continuité sur [0,2π][0,2\pi]). Par 1) M0M\le 0, par 2) m0m\ge 0. Comme mMm\le M : 0mM00\le m\le M\le 0, donc M=m=0M=m=0, donc u0u\equiv 0.

Alternative directe : les solutions de u+u=0-u''+u=0 sont u(x)=Aex+Bexu(x) = Ae^x+Be^{-x} ; seules celles périodiques (donc bornées sur R\mathbb{R}) sont u0u\equiv 0 (car Aex+BexAe^x+Be^{-x} est bornée ⇔ A=B=0A=B=0).

التمرين 2

Exercice B — Transformée de Fourier de gaussiennes

#transformée de Fourier#gaussienne#équation différentielle#analyse fonctionnelle

Si uL1(R)u\in L^1(\mathbb{R}), sa transformée de Fourier est définie et notée par u^(ξ):=12πRu(x)eiξxdx\widehat{u}(\xi) := \dfrac{1}{\sqrt{2\pi}}\displaystyle\int_{\mathbb{R}} u(x)e^{-i\xi x}dx.

On considère la fonction définie par f(x)=ex2/2f(x) = e^{-x^2/2}, xRx\in\mathbb{R}.

  1. Montrer en dérivant f^\widehat{f} qu'on obtient une équation différentielle ordinaire, et trouver f^\widehat{f}.

  2. En déduire la transformée de Fourier de la fonction donnée par g(x)=σteσ(xy)2/t,g(x) = \sqrt{\dfrac{\sigma}{t}}\, e^{-\sigma(x-y)^2/t},σ>0,t>0\sigma>0, t>0 et yRy\in\mathbb{R} sont des constantes données.

Résultat clé : la gaussienne est vecteur propre (à valeur propre 1) de la transformée de Fourier (dans la normalisation symétrique). La preuve par EDO (f^=ξf^\widehat{f}'=-\xi\widehat{f}) est la plus élégante. Utilisé partout : théorème central limite, chaleur, oscillateur harmonique quantique.

الحل
  1. f^(ξ)=12πex2/2eiξxdx\widehat{f}(\xi) = \dfrac{1}{\sqrt{2\pi}}\int e^{-x^2/2}e^{-i\xi x}dx. Dérivons : f^(ξ)=i2πxex2/2eiξxdx\widehat{f}'(\xi) = \dfrac{-i}{\sqrt{2\pi}}\int x e^{-x^2/2}e^{-i\xi x}dx. Or xex2/2=(ex2/2)xe^{-x^2/2} = -(e^{-x^2/2})', donc intégration par parties donne f^(ξ)=i2π(ex2/2)eiξxdx=i2π[ex2/2(iξ)eiξx]dx\widehat{f}'(\xi) = \dfrac{-i}{\sqrt{2\pi}}\int -(e^{-x^2/2})'e^{-i\xi x}dx = \dfrac{i}{\sqrt{2\pi}}\big[e^{-x^2/2}(-i\xi)e^{-i\xi x}\big] dx (en intégrant par parties, terme au bord nul). Cela donne f^(ξ)=ξf^(ξ)\widehat{f}'(\xi) = -\xi\widehat{f}(\xi).

Résoudre : f^(ξ)=Ceξ2/2\widehat{f}(\xi) = C e^{-\xi^2/2}. Constante C=f^(0)=12πex2/2dx=2π2π=1C = \widehat{f}(0) = \dfrac{1}{\sqrt{2\pi}}\int e^{-x^2/2}dx = \dfrac{\sqrt{2\pi}}{\sqrt{2\pi}} = 1. Donc f^(ξ)=eξ2/2\widehat{f}(\xi) = e^{-\xi^2/2}.

  1. Écrivons gg comme translation-dilatée-normalisée de ff. Posons α=2σ/t\alpha = \sqrt{2\sigma/t}, alors σ(xy)2/t=α2(xy)2/2\sigma(x-y)^2/t = \alpha^2(x-y)^2/2. Donc g(x)=σ/tf(α(xy))g(x) = \sqrt{\sigma/t}\, f(\alpha(x-y)).

Propriétés de Fourier : f(α)^(ξ)=1αf^(ξ/α)=1αeξ2/(2α2)\widehat{f(\alpha\cdot)}(\xi) = \dfrac{1}{|\alpha|}\widehat{f}(\xi/\alpha) = \dfrac{1}{\alpha}e^{-\xi^2/(2\alpha^2)}. Translation par yy : f(α(y))^(ξ)=eiξy1αeξ2/(2α2)\widehat{f(\alpha(\cdot-y))}(\xi) = e^{-i\xi y}\dfrac{1}{\alpha}e^{-\xi^2/(2\alpha^2)}.

Donc g^(ξ)=σ/t1αeξ2/(2α2)eiξy=σ/tt/(2σ)eξ2t/(4σ)eiξy=12eξ2t/(4σ)eiξy\widehat{g}(\xi) = \sqrt{\sigma/t}\cdot \dfrac{1}{\alpha}e^{-\xi^2/(2\alpha^2)}e^{-i\xi y} = \sqrt{\sigma/t}\cdot\sqrt{t/(2\sigma)}\, e^{-\xi^2 t/(4\sigma)}e^{-i\xi y} = \dfrac{1}{\sqrt{2}}\, e^{-\xi^2 t/(4\sigma)}\, e^{-i\xi y}.

التمرين 3

Exercice C — Racines d'un polynôme via intégrale de contour

#analyse complexe#intégrale de contour#théorème des résidus#polynômes

Soit la fonction polynômiale PP d'ordre mNm\in\mathbb{N} : P(z)=zm+a1zm1++am1z+am,zC,ajC.P(z) = z^m + a_1 z^{m-1} + \cdots + a_{m-1}z + a_m,\quad z\in\mathbb{C}, a_j\in\mathbb{C}.

  1. Trouver la fonction polynômiale QQ telle que τm1P(τ)=1τ(11Q(1/τ)).\dfrac{\tau^{m-1}}{P(\tau)} = \dfrac{1}{\tau}\left(\dfrac{1}{1 - Q(1/\tau)}\right).

  2. Donner la preuve que 12πiτ=Rτm1P(τ)dτ=1,\dfrac{1}{2\pi i}\oint_{|\tau|=R}\dfrac{\tau^{m-1}}{P(\tau)}\,d\tau = 1,R>0R>0 est tel que {τC:P(τ)=0}{zC:z<R}\{\tau\in\mathbb{C}: P(\tau)=0\}\subset\{z\in\mathbb{C}: |z|<R\}.

Astuce clé : pour une fraction rationnelle P(z)Q(z)\dfrac{P(z)}{Q(z)} avec degQ=degP+1\deg Q = \deg P + 1, l'intégrale sur un grand cercle vaut le coefficient dominant du numérateur divisé par celui du dénominateur. Ici c'est 1/1=11/1=1. Ce résultat est équivalent à la somme des résidus finis = -résidu à l'infini.

الحل
  1. Écrivons τm1P(τ)=τm1τm(1+a1/τ+a2/τ2++am/τm)=1τ11+a1/τ++am/τm\dfrac{\tau^{m-1}}{P(\tau)} = \dfrac{\tau^{m-1}}{\tau^m(1 + a_1/\tau + a_2/\tau^2 + \cdots + a_m/\tau^m)} = \dfrac{1}{\tau}\cdot\dfrac{1}{1+a_1/\tau+\cdots+a_m/\tau^m}.

Donc 11Q(1/τ)=11+a1/τ++am/τm\dfrac{1}{1-Q(1/\tau)} = \dfrac{1}{1+a_1/\tau+\cdots+a_m/\tau^m}, soit Q(1/τ)=a1/τ+a2/τ2++am/τm-Q(1/\tau) = a_1/\tau + a_2/\tau^2+\cdots+a_m/\tau^m. On obtient Q(u)=a1ua2u2amum.Q(u) = -a_1 u - a_2 u^2 - \cdots - a_m u^m.

  1. Pour τ=R|\tau|=R grand (RR plus grand que le maximum des modules des racines de PP), on a Q(1/τ)<1|Q(1/\tau)|<1 (car les aj/τja_j/\tau^j sont petits). Développons en série géométrique : 11Q(1/τ)=k=0Q(1/τ)k=1+Q(1/τ)+Q(1/τ)2+\dfrac{1}{1-Q(1/\tau)} = \sum_{k=0}^{\infty} Q(1/\tau)^k = 1 + Q(1/\tau) + Q(1/\tau)^2 + \cdots Cela donne un développement de Laurent de τm1/P(τ)\tau^{m-1}/P(\tau) centré en \infty : le terme constant en 1/τ1/\tau est 1τ1=1/τ\dfrac{1}{\tau}\cdot 1 = 1/\tau (les autres termes sont en 1/τk1/\tau^k pour k2k\ge 2). Donc τm1P(τ)=1τ+O(1/τ2) quand τ.\dfrac{\tau^{m-1}}{P(\tau)} = \dfrac{1}{\tau} + O(1/\tau^2)\ \text{quand } \tau\to\infty. Par le théorème des résidus, 12πiτ=Rτm1P(τ)dτ=coefficient de 1/τ=1\dfrac{1}{2\pi i}\oint_{|\tau|=R}\dfrac{\tau^{m-1}}{P(\tau)}d\tau = \text{coefficient de }1/\tau = 1.

(Alternativement : par théorème des résidus interne, la somme des résidus dans le disque z<R|z|<R vaut 1, ce qui est une formule classique pour le «résidu à l'infini» d'une fraction rationnelle de degré numérateur = degré dénominateur 1-1.)