On introduit φ(x)=x−11, bijection décroissante de ]1,+∞[ sur ]0,+∞[.
1. d est une distance
Pour x,y>1 :
φ(x)−φ(y)=x−11−y−11=(x−1)(y−1)(y−1)−(x−1)=(x−1)(y−1)y−x,
donc d(x,y)=∣φ(x)−φ(y)∣. Comme φ est injective et que ∣⋅∣ est une distance sur R, d hérite de la séparation, de la symétrie et de l'inégalité triangulaire : d est une distance sur E.
2. (E,d) n'est pas complet
φ est une isométrie de (E,d) sur (]0,+∞[,∣⋅∣). La suite xn=n+1 vérifie φ(xn)=n1→0 : elle est de Cauchy pour d, mais xn→+∞∈/E. Donc (E,d) n'est pas complet.
3. Sur F=]1,2]
On a φ(F)=[φ(2),+∞[=[1,+∞[ (car φ(2)=1 et φ(x)→+∞ quand x→1+).
(a) (F,d′) est isométrique à ([1,+∞[,∣⋅∣), fermé de R donc complet. Ainsi (F,d′) est complet.
(b) [1,+∞[ n'est pas borné, donc n'est pas compact ; par isométrie (F,d′) n'est pas compact.
(c) Posons u=φ(x)∈[1,+∞[. Alors x−1=u1, x(x−1)=u2u+1, et
φ(f(x))=f(x)−11=x(x−1)2=u+12u2=:ψ(u).
Or
ψ′(u)=(u+1)22u(u+2)=2(1−(u+1)21)<2(u≥1).
Donc ∣ψ(u)−ψ(v)∣≤2∣u−v∣, c'est-à-dire
d′(f(x),f(y))=∣ψ(u)−ψ(v)∣≤2∣u−v∣=2d′(x,y).
f est lipschitzienne de rapport k=2.