1. Décroissance de l'énergie
En dérivant sous le signe intégral et en utilisant ut=2uxx−u :
H′(t)=∫01uutdx=∫01u(2uxx−u)dx=2∫01uuxxdx−∫01u2dx.
Intégration par parties :
∫01uuxxdx=[uux]01−∫01ux2dx.
Le terme de bord est nul : en x=1, u(1,t)=0 ; en x=0, ux(0,t)=0. Donc
H′(t)=−2∫01ux2dx−∫01u2dx ≤0.
Ainsi H est décroissante.
2. Cas u0≡0
Si u0≡0 alors H(0)=0. Comme H≥0 (intégrale d'un carré) et H décroissante, 0≤H(t)≤H(0)=0, donc H(t)=0 pour tout t≥0. D'où ∫01u2dx=0, et par continuité u(x,t)=0 pour tout x,t : u≡0.
3. Unicité
Soient u1,u2 deux solutions de (P) de même donnée u0. Par linéarité, w=u1−u2 vérifie le même problème avec donnée initiale nulle et les mêmes conditions aux limites homogènes. D'après la question 2, w≡0, donc u1=u2 : la solution de (P) est unique.
H′(t)=−2∫01ux2−∫01u2≤0 ⇒ deˊcroissance, puis uniciteˊ par w=u1−u2.