1.a.
Le processus s'écrit ϕ(B)zt=θ(B)at avec ϕ(B)=1−B+0.21B2 et θ(B)=1−0.3B.
On factorise le polynôme AR :
1−B+0.21B2=(1−0.3B)(1−0.7B)
Les racines de ϕ(B)=0 sont B=0.31=310 et B=0.71=710, toutes deux de module >1 : le processus est donc stationnaire.
La racine du polynôme MA θ(B)=1−0.3B est B=310>1 : le processus est donc inversible.
On remarque un facteur commun (1−0.3B) entre ϕ(B) et θ(B). Après simplification :
(1−0.7B)zt=at
Le processus se réduit donc à un AR(1) de paramètre 0.7 :
zt=0.7zt−1+at
1.b.
Pour l'AR(1) réduit zt=0.7zt−1+at, la fonction d'autocorrélation est
ρk=0.7∣k∣,k∈Z
1.c.
La représentation AR(∞) est π(B)zt=at avec π(B)=θ(B)ϕ(B)=1−0.3B(1−0.3B)(1−0.7B)=1−0.7B.
Elle est donc finie :
zt=0.7zt−1+at
c'est-à-dire π1=0.7 et πj=0 pour j≥2.
1.d.
La représentation MA(∞) est zt=ψ(B)at avec ψ(B)=ϕ(B)θ(B)=1−0.7B1=∑j≥00.7jBj. D'où
zt=j=0∑∞0.7jat−j,ψj=0.7j
2.
Soit un ARMA(1,1) : zt=ϕzt−1+at−θat−1, {at} bruit blanc de variance σa2. Sa forme MA(∞) est zt=∑j≥0ψjat−j avec
ψ0=1,ψj=(ϕ−θ)ϕj−1 (j≥1)
On en déduit les autocovariances γk=σa2∑j≥0ψjψj+k :
γ0=σa21−ϕ21−2ϕθ+θ2,γ1=σa21−ϕ2(ϕ−θ)(1−ϕθ)
et γk=ϕγk−1 pour k≥2. La fonction d'autocorrélation est donc
ρ1=1−2ϕθ+θ2(ϕ−θ)(1−ϕθ),ρk=ϕk−1ρ1 (k≥1)
3.
Soient deux MA(1) indépendants
Xt=ut−θ1ut−1,Yt=vt−θ2vt−1
avec var(ut)=σ12, var(vt)=σ22, et {ut} indépendant de {vt}. Posons Wt=Xt+Yt.
Par indépendance, les autocovariances de W sont
γ0W=(1+θ12)σ12+(1+θ22)σ22,γ1W=−θ1σ12−θ2σ22,γkW=0 (∣k∣≥2)
Comme γkW=0 pour ∣k∣≥2, Wt a la structure d'autocovariance d'un MA(1) : Wt=εt−θεt−1 avec var(εt)=σ2, vérifiant
γ0W=(1+θ2)σ2,γ1W=−θσ2
En identifiant γ1W :
−θσ2=−θ1σ12−θ2σ22
d'où le paramètre du MA(1) résultant :
θ=θ1σ2σ12+θ2σ2σ22
C'est bien une combinaison linéaire de θ1 et θ2, de poids σ12/σ2 et σ22/σ2 (rapports des variances d'innovation des processus sommés à celle du processus résultant), ce qu'il fallait démontrer.
4.a.
En itérant Yt+ℓ−μ=ϕ(Yt+ℓ−1−μ)+et+ℓ :
Yt+ℓ−μ=ϕℓ(Yt−μ)+∑j=0ℓ−1ϕjet+ℓ−j
Comme E[et+i∣Ft]=0 pour i≥1, la prévision optimale (espérance conditionnelle) est
Y^t(ℓ)=E[Yt+ℓ∣Ft]=μ+ϕℓ(Yt−μ)
4.b.
L'erreur de prévision est
et(ℓ)=Yt+ℓ−Y^t(ℓ)=∑j=0ℓ−1ϕjet+ℓ−j
d'où, par indépendance du bruit blanc,
var(et(ℓ))=σe2∑j=0ℓ−1ϕ2j=σe21−ϕ21−ϕ2ℓ
Puisque ∣ϕ∣<1, ϕ2ℓ→0 quand ℓ→∞, donc
ℓ→∞limvar(et(ℓ))=1−ϕ2σe2=var(Yt)=γ0
La variance de l'erreur de prévision converge bien vers la variance asymptotique du processus.