Concours d'accès à la formation doctorale de 3ème cycle 2025/2026 — Épreuve commune, Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB), Faculté de Mathématiques, Filière Mathématiques Appliquées, Spécialités OStoch, PSA, ROM et ROMAaD — Durée 01h30.
التمرين 1
Exercice 1 — Variable aléatoire : maximum de tirages dans k urnes
On considère k urnes contenant chacune n boules indiscernables au toucher, numérotées de 1 à n. On prélève une boule dans chaque urne et on appelle Xn la variable aléatoire réelle égale au plus grand des numéros obtenus.
(1 pt) Déterminer Ω. On choisit comme tribu A=P(Ω), et comme mesure de probabilité P la probabilité uniforme.
(1 pt) Préciser Xn(Ω), puis calculer P(Xn=1).
(2 pts) Calculer P(Xn≤h), pour h∈Xn(Ω).
(1,5 pts) En déduire P(Xn=h), pour h∈Xn(Ω).
(1,5 pts) Déterminer un équivalent de E(Xn), lorsque n tend vers +∞, (k fixé).
◀الحل
1.
Ω={1,2,…,n}k avec card(Ω)=nk. La tribu est P(Ω) et P est la probabilité uniforme.
2.
Xn(Ω)={1,2,…,n}. Pour que Xn=1, chaque urne doit donner la boule 1 :
P(Xn=1)=nk1
3.
Xn≤h signifie que toutes les k boules tirées ont un numéro ≤h. Par indépendance :
P(Xn≤h)=(nh)k
4.
P(Xn=h)=(nh)k−(nh−1)k
5.
E(Xn)=∑h=1nh[(nh)k−(nh−1)k]. Par somme de Riemann, quand n→+∞ :
nE(Xn)→∫01ktkdt=k+1kE(Xn)∼k+1kn
التمرين 2
Exercice 2 — Étude de fonction, intégration et équation différentielle
#analysis#bijection#integration-by-parts#ode
On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0,1[ par
f(x)=x1−x.
(1 pt) Montrer que la fonction f réalise une bijection de l'intervalle ]0,1[ sur un intervalle à préciser.
(1 pt) Déterminer l'expression de la fonction réciproque f−1.
(1 pt) Sans faire le calcul de la dérivée de f−1, déterminer la valeur de (f−1)′(1).
(1 pt) À l'aide d'une intégration par parties, calculer l'intégrale
∫(1+y2)22y2dy.
(1 pt) En effectuant le changement de variable y=f(x), montrer que
∫f(x)dx=xf(x)−arctan(f(x))+C,C∈R.
(2 pts) Résoudre sur l'intervalle ]0,1[, l'équation différentielle suivante :
2x(1−x)y′+y=2(1−x)2(E).
◀الحل
1.
f est continue et strictement décroissante sur ]0,1[ avec limx→0+f(x)=+∞ et limx→1−f(x)=0. Donc f est une bijection de ]0,1[ sur ]0,+∞[.
f:]0,1[→]0,+∞[
2.
On pose y=x1−x, soit y2=x1−x=x1−1, d'où x=1+y21.
f−1(y)=1+y21
3.
Par le théorème de la bijection dérivable, (f−1)′(1)=f′(f−1(1))1. On a f−1(1)=21 et f′(x)=2x2x1−x−1=2xx(1−x)−1. En x=21 : f′(1/2)=−2.
(f−1)′(1)=−21
4.
On écrit (1+y2)22y2=(1+y2)22y⋅y. IPP avec u=y, dv=(1+y2)22ydy donne v=1+y2−1.
∫(1+y2)22y2dy=1+y2−y+arctan(y)+C
5.
Avec y=f(x)=x1−x, on a dy=f′(x)dx et 1+y2=x1. Le changement donne le résultat après calcul :
∫f(x)dx=xf(x)−arctan(f(x))+C
6.
On réécrit (E) : y′+2x(1−x)1y=x1−x. Facteur intégrant μ=e∫2x(1−x)dx=1−xx. La solution est :
(1 pt) Montrer que V est un sous-espace vectoriel de M2(R).
(1 pt) Déterminer une base de V ainsi que la dimension de V.
On pose
A=1012
et pour toute matrice M∈V, on note :
f(M)=AM(tA).
Montrer que f est un endomorphisme de V.
4. (1 pt) Donner la matrice B associée à f dans la base de V obtenue précédemment.
5. (1 pt) Déterminer le spectre de f.
6. (1 pt) L'endomorphisme f est-il diagonalisable sur R ? Justifier.
◀الحل
1.
0∈V car t0=0. Si M,N∈V et α,β∈R, alors t(αM+βN)=αtM+βtN=αM+βN, donc V est un sous-espace vectoriel.
2.
Une matrice symétrique 2×2 s'écrit abbc. Base :
E1=1000,E2=0110,E3=0001dim(V)=3
3.
Si M∈V, alors t(f(M))=t(AMtA)=AtMtA=AMtA=f(M), donc f(M)∈V. La linéarité est claire. Donc f est un endomorphisme de V.
4.
On calcule f(E1), f(E2), f(E3) et on exprime dans la base (E1,E2,E3) :