1. Linéarité, continuité et norme
La linéarité est immédiate coordonnée par coordonnée. Pour x∈ℓ2 :
∥Tx∥2=∑n≥1∣λn∣2∣xn∣2≤M2∑n≥1∣xn∣2=M2∥x∥2,
donc Tx∈ℓ2 et T est continue avec ∥T∥≤M.
Réciproquement, pour le k-ième vecteur ek de la base canonique (∥ek∥=1) : ∥Tek∥=∣λk∣, donc ∥T∥≥∣λk∣ pour tout k, d'où ∥T∥≥M. Conclusion :
∥T∥=M=nsup∣λn∣.
2. Cas où m=infn∣λn∣>0
Injectivité. Tx=0⇒λnxn=0 pour tout n, et comme λn=0, xn=0 : kerT={0}.
Surjectivité. Soit y∈ℓ2 ; posons xn=λnyn. Alors
∑n≥1∣xn∣2≤m21∑n≥1∣yn∣2<+∞,
donc x∈ℓ2 et Tx=y.
T est donc bijective, et T−1 est l'opérateur de multiplication par la suite (λn1) :
T−1y=(λnyn)n≥1,∥T−1∥=supn∣λn∣1=infn∣λn∣1=m1,
en appliquant la question 1 à la suite bornée (λn1).
3. Cas où λn0=0
T n'est pas injective : Ten0=λn0en0=0 avec en0=0, donc kerT={0}.
T n'est pas surjective : pour tout x, la coordonnée n0 de Tx vaut λn0xn0=0 ; donc en0∈/ImT.
Adhérence de l'image : ImT⊂H={y∈ℓ2: yn0=0}, noyau de la forme linéaire continue y↦yn0, donc H est un sous-espace fermé strict de E. Ainsi ImT⊂H=E ; en particulier ∥en0−y∥≥1 pour tout y∈ImT, donc ImT=E.