Notons u∈R2n le vecteur (1,0,1,0,…,1,0)T (n fois) et v=(0,1,0,1,…,0,1)T (les positions impaires resp. paires). Alors on remarque que chaque ligne de A est soit a⋅uT+b⋅vT (lignes impaires), soit b⋅uT+a⋅vT (lignes paires). Donc toutes les lignes sont dans Vect(uT,vT), et l'image de AT est de dimension ≤2. Comme ∣a∣=∣b∣ implique (a,b) et (b,a) indépendants, rg(A)=2.
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Si n>1, dimkerA=2n−2>0, donc 0 est valeur propre de multiplicité géométrique dimkerA=2n−2.
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Vecteurs propres non triviaux : posons x+=u+v=(1,1,1,1,…)T. Chaque ligne impaire de A appliquée à x+ donne n(a+b) ; chaque ligne paire aussi. Donc Ax+=n(a+b)x+, valeur propre λ1=n(a+b).
Posons x−=u−v=(1,−1,1,−1,…)T. Ligne impaire de A appliquée à x− : a−b+a−b+⋯=n(a−b) (avec n termes a aux positions impaires et n termes −b aux positions paires). Ligne paire : b−a+b−a+⋯=−n(a−b)=n(b−a). Donc Ax−=n(a−b)⋅(1,−1,1,−1,…)T=n(a−b)x−, valeur propre λ2=n(a−b).
Comme ∣a∣=∣b∣, λ1=λ2 et tous deux non nuls, on a trois valeurs propres 0,n(a+b),n(a−b) avec multiplicités géométriques 2n−2,1,1, somme =2n. Donc A est diagonalisable.