1. Propriétés de h
Croissance : h est dérivable sur [0,+∞[ avec
h′(t)=(3+2t)23+2t−2t=(3+2t)23>0,
donc h est strictement croissante.
Sous-additivité : pour s,t≥0 :
h(s+t)=3+2(s+t)s+t=3+2s+2ts+3+2s+2tt≤3+2ss+3+2tt=h(s)+h(t).
2. ρ est une distance
- Séparation : ρ(x,y)=0⟺d(x,y)=0⟺x=y (car h(t)=0⟺t=0).
- Symétrie : évidente car d est symétrique.
- Inégalité triangulaire : d(x,z)≤d(x,y)+d(y,z), donc par croissance puis sous-additivité de h :
ρ(x,z)=h(d(x,z))≤h(d(x,y)+d(y,z))≤h(d(x,y))+h(d(y,z))=ρ(x,y)+ρ(y,z).
ρ est une distance sur E.
3. La boule Bρ(a,1)
Pour tout t≥0 : h(t)=3+2tt<21<1. Donc ρ(a,x)<1 pour tout x∈E :
Bρ(a,1)=E.
4. Comparaison ρ≤d et inclusion des boules
Pour t≥0, 3+2t≥1, donc h(t)=3+2tt≤t, c'est-à-dire ρ(x,y)≤d(x,y).
Si x∈Bd(a,r) alors ρ(a,x)≤d(a,x)<r, donc x∈Bρ(a,r) :
Bd(a,r)⊂Bρ(a,r).
5. Comparaison des topologies
D'après 4., tout ouvert pour ρ est ouvert pour d : Tρ⊂Td, la topologie de d est plus fine que celle de ρ.
Réciproquement, soit Bd(a,r) une boule pour d avec r>0. Comme h est un homéomorphisme croissant de [0,+∞[ sur [0,21[, on a d(a,x)<r⟺ρ(a,x)<h(r), donc Bρ(a,h(r))=Bd(a,r). Tout ouvert pour d est donc ouvert pour ρ.
Td=Tρ:les deux distances sont topologiquement eˊquivalentes.
Notons cependant qu'elles ne sont pas Lipschitz-équivalentes en général puisque ρ est bornée par 21 alors que d peut être non bornée.