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مسابقة دكتوراه 2023Université M'Hamed Bougara - Boumerdès — الموضوع 01

مسابقة تخصص · Analyse Fonctionnelle

Concours de doctorat 2023 — Deuxième épreuve (spécialité), Variante 2

التمرين 1

Opérateur de multiplication $M_q$ sur $\mathcal{C}_0(\Omega)$ : fermeture, spectre $\sigma(M_q)=\overline{q(\Omega)}$ et semi-groupe $e^{tq}$

#semi-groupes#opérateur de multiplication#opérateur fermé#spectre#$C_0$-semi-groupe#générateur infinitésimal

Soit Ω\Omega un espace topologique localement compact et X=C0(Ω)X=\mathcal{C}_0(\Omega) l'espace des fonctions continues ΩC\Omega\to\mathbb{C} tendant vers 00 à l'infini, muni de la norme f=supωΩf(ω)\|f\|_\infty=\sup_{\omega\in\Omega}|f(\omega)|. Pour q:ΩCq:\Omega\to\mathbb{C} continue, on définit l'opérateur de multiplication Mqf=qf,D(Mq)={fX: qfX}.M_q f=q\cdot f,\qquad D(M_q)=\{f\in X:\ q\cdot f\in X\}.

1. Montrer que MqM_q est un opérateur fermé de domaine dense.

2. Montrer que MqL(X)M_q\in\mathcal{L}(X) (c'est-à-dire borné avec D(Mq)=XD(M_q)=X) si et seulement si qq est bornée, et qu'alors Mq=q\|M_q\|=\|q\|_\infty.

3. Montrer que MqM_q est inversible d'inverse borné si et seulement si 0q(Ω)0\notin\overline{q(\Omega)}, et qu'alors Mq1=M1/qM_q^{-1}=M_{1/q}.

4. En déduire que le spectre de MqM_q est σ(Mq)=q(Ω)\sigma(M_q)=\overline{q(\Omega)}.

5. On suppose supωΩReq(ω)=:λ0<\displaystyle\sup_{\omega\in\Omega}\mathrm{Re}\,q(\omega)=:\lambda_0<\infty. Montrer que Tq(t)f=etqfT_q(t)f=e^{tq}f (t0t\ge0) définit un C0C_0-semi-groupe sur XX dont le générateur infinitésimal est MqM_q.

Modèle fondamental : tout générateur d'un C₀-semi-groupe normal se ramène, par le calcul fonctionnel/théorème spectral, à un opérateur de multiplication M_q. Retenir σ(M_q)=adhérence de l'image de q, et que la borne de croissance du semi-groupe est λ₀=sup Re q.

الحل

1. MqM_q est fermé et de domaine dense

Fermeture. Soit (fn)D(Mq)(f_n)\subset D(M_q) avec fnff_n\to f et Mqfn=qfngM_q f_n=q f_n\to g dans XX (convergence uniforme). La convergence uniforme entraîne la convergence ponctuelle : pour tout ω\omega, fn(ω)f(ω)f_n(\omega)\to f(\omega) et q(ω)fn(ω)g(ω)q(\omega)f_n(\omega)\to g(\omega). Donc g(ω)=q(ω)f(ω)g(\omega)=q(\omega)f(\omega), i.e. qf=gXqf=g\in X, ce qui donne fD(Mq)f\in D(M_q) et Mqf=gM_q f=g. L'opérateur est fermé.

Densité. Les fonctions de XX à support compact, Cc(Ω)\mathcal{C}_c(\Omega), sont denses dans X=C0(Ω)X=\mathcal{C}_0(\Omega). Or si fCc(Ω)f\in\mathcal{C}_c(\Omega), alors qfqf est continue à support compact, donc qfXqf\in X et fD(Mq)f\in D(M_q). Ainsi Cc(Ω)D(Mq)\mathcal{C}_c(\Omega)\subset D(M_q), d'où D(Mq)=X\overline{D(M_q)}=X.

2. Caractérisation de la bornitude

Si qq est bornée, alors pour tout fXf\in X, qfqf<\|qf\|_\infty\le\|q\|_\infty\|f\|_\infty<\infty et qfXqf\in X (produit d'une fonction bornée continue par une fonction de C0\mathcal{C}_0 tend vers 00). Donc D(Mq)=XD(M_q)=X et Mqq\|M_q\|\le\|q\|_\infty.

Réciproquement, si qq n'est pas bornée, on choisit ωn\omega_n avec q(ωn)|q(\omega_n)|\to\infty et des fonctions fnXf_n\in X avec fn=1\|f_n\|_\infty=1, fn(ωn)=1f_n(\omega_n)=1 (à support voisinage compact de ωn\omega_n) ; alors Mqfnq(ωn)\|M_q f_n\|_\infty\ge|q(\omega_n)|\to\infty, donc MqM_q n'est pas borné.

Enfin Mq=supf1qf=q\|M_q\|=\sup_{\|f\|_\infty\le1}\|qf\|_\infty=\|q\|_\infty (en approchant supq\sup|q| par des ff concentrées).

3. Inversibilité

Si 0q(Ω)0\notin\overline{q(\Omega)} : alors δ:=dist(0,q(Ω))>0\delta:=\mathrm{dist}(0,\overline{q(\Omega)})>0, donc q(ω)δ|q(\omega)|\ge\delta pour tout ω\omega et 1/q1/q est continue bornée (1/q1/δ\|1/q\|_\infty\le1/\delta). Pour gXg\in X, f:=g/qXf:=g/q\in X (car 1/q1/q bornée continue ×\times C0\mathcal{C}_0), et Mqf=gM_q f=g ; de même M1/qMq=MqM1/q=IM_{1/q}M_q=M_q M_{1/q}=I. Donc MqM_q est inversible et Mq1=M1/qM_q^{-1}=M_{1/q}, borné de norme 1/δ\le1/\delta.

Si 0q(Ω)0\in\overline{q(\Omega)} : il existe ωn\omega_n avec q(ωn)0q(\omega_n)\to0. Avec des fnf_n normalisées concentrées en ωn\omega_n, Mqfn0\|M_q f_n\|_\infty\to0 alors que fn=1\|f_n\|_\infty=1 : MqM_q n'est pas borné inférieurement, donc pas inversible d'inverse borné.

4. Spectre

Pour λC\lambda\in\mathbb{C}, MqλI=MqλM_q-\lambda I=M_{q-\lambda}. D'après la question 3, MqλM_{q-\lambda} est inversible (d'inverse borné) si et seulement si 0(qλ)(Ω)=q(Ω)λ0\notin\overline{(q-\lambda)(\Omega)}=\overline{q(\Omega)}-\lambda, c'est-à-dire λq(Ω)\lambda\notin\overline{q(\Omega)}. Donc σ(Mq)=q(Ω).\boxed{\sigma(M_q)=\overline{q(\Omega)}.}

5. Semi-groupe de multiplication

Posons Tq(t)f=etqfT_q(t)f=e^{tq}f. Comme Reqλ0\mathrm{Re}\,q\le\lambda_0, on a etq(ω)=etReq(ω)eλ0t|e^{tq(\omega)}|=e^{t\,\mathrm{Re}\,q(\omega)}\le e^{\lambda_0 t}, donc etqe^{tq} est bornée continue et Tq(t)L(X)T_q(t)\in\mathcal{L}(X) avec Tq(t)eλ0t\|T_q(t)\|\le e^{\lambda_0 t}.

  • Propriété de semi-groupe : Tq(0)=IT_q(0)=I et e(t+s)q=etqesqe^{(t+s)q}=e^{tq}e^{sq} donne Tq(t+s)=Tq(t)Tq(s)T_q(t+s)=T_q(t)T_q(s).
  • Forte continuité : pour fXf\in X, Tq(t)ff=supωetq(ω)1f(ω)\|T_q(t)f-f\|_\infty=\sup_\omega|e^{tq(\omega)}-1|\,|f(\omega)|. Sur le support essentiel (où fε|f|\ge\varepsilon, compact car fC0f\in\mathcal{C}_0) qq est bornée et etq1e^{tq}\to1 uniformément ; ailleurs f<ε|f|<\varepsilon. On en déduit Tq(t)ff0\|T_q(t)f-f\|_\infty\to0 quand t0+t\to0^+.
  • Générateur : pour fD(Mq)f\in D(M_q), Tq(t)fft=etq1tfqf=Mqf\dfrac{T_q(t)f-f}{t}=\dfrac{e^{tq}-1}{t}f\to qf=M_q f dans XX (domination par qf|q|\,|f| sur le compact utile). Réciproquement, si la limite existe dans XX, alors qfXqf\in X, donc fD(Mq)f\in D(M_q). Le générateur de (Tq(t))(T_q(t)) est exactement A=Mq,D(A)=D(Mq).\boxed{A=M_q,\qquad D(A)=D(M_q).}

التمرين 2

Perturbation bornée d'un générateur : $C=A+B$, formule de Duhamel et estimation $\|S(t)-T(t)\|\le tM'$

#semi-groupes#perturbation bornée#théorème de Phillips#formule de la variation de la constante#série de Dyson

Soit AA le générateur d'un C0C_0-semi-groupe (T(t))t0(T(t))_{t\ge0} sur un espace de Banach XX, vérifiant T(t)Meωt\|T(t)\|\le M e^{\omega t}, et soit BL(X)B\in\mathcal{L}(X) borné. On pose C=A+BC=A+B de domaine D(C)=D(A)D(C)=D(A).

1. Montrer que CC engendre un C0C_0-semi-groupe (S(t))t0(S(t))_{t\ge0} vérifiant S(t)Me(ω+MB)t\|S(t)\|\le M e^{(\omega+M\|B\|)t}.

2. Établir la formule de la variation de la constante (formule de Duhamel) : S(t)x=T(t)x+0tT(ts)BS(s)xds,xX.S(t)x=T(t)x+\int_0^t T(t-s)\,B\,S(s)x\,ds,\qquad x\in X.

3. En déduire l'estimation, pour tout t0t\ge0 : S(t)T(t)tM2Be(ω+MB)t.\|S(t)-T(t)\|\le t\,M^2\|B\|\,e^{(\omega+M\|B\|)t}. En particulier S(t)T(t)tM\|S(t)-T(t)\|\le t\,M' localement en temps.

Idée centrale : dériver φ(s)=T(t−s)S(s)x fait apparaître exactement B, d'où la formule de Duhamel. La série de Dyson-Phillips (analogue non commutatif de e^{(A+B)t}) donne à la fois l'existence et la borne de croissance.

الحل

1. Existence du semi-groupe perturbé (théorème de perturbation bornée)

On construit S(t)S(t) par la série de Dyson-Phillips : S(t)=n0Sn(t)S(t)=\sum_{n\ge0}S_n(t) avec S0(t)=T(t),Sn+1(t)x=0tT(ts)BSn(s)xds.S_0(t)=T(t),\qquad S_{n+1}(t)x=\int_0^t T(t-s)\,B\,S_n(s)x\,ds. Par récurrence, Sn(t)Meωt(MBt)nn!\|S_n(t)\|\le M e^{\omega t}\dfrac{(M\|B\|t)^n}{n!}. En effet, si l'estimation vaut au rang nn, Sn+1(t)0tMeω(ts)BMeωs(MBs)nn!ds=Meωt(MBt)n+1(n+1)!.\|S_{n+1}(t)\|\le\int_0^t Me^{\omega(t-s)}\|B\|\,Me^{\omega s}\frac{(M\|B\|s)^n}{n!}\,ds=Me^{\omega t}\frac{(M\|B\|t)^{n+1}}{(n+1)!}. La série converge donc normalement dans L(X)\mathcal{L}(X) et S(t)n0Meωt(MBt)nn!=Me(ω+MB)t.\|S(t)\|\le\sum_{n\ge0}Me^{\omega t}\frac{(M\|B\|t)^n}{n!}=M e^{(\omega+M\|B\|)t}. On vérifie que (S(t))(S(t)) est un C0C_0-semi-groupe fortement continu et que son générateur est A+BA+B sur D(A)D(A) (c'est le théorème de perturbation bornée de Phillips).

2. Formule de Duhamel

Fixons xD(A)x\in D(A) et t>0t>0. Pour 0st0\le s\le t, considérons φ(s)=T(ts)S(s)x\varphi(s)=T(t-s)S(s)x. Cette fonction est dérivable et φ(s)=AT(ts)S(s)x+T(ts)CS(s)x=T(ts)(CA)S(s)x=T(ts)BS(s)x,\varphi'(s)=-A\,T(t-s)S(s)x+T(t-s)C\,S(s)x=T(t-s)(C-A)S(s)x=T(t-s)\,B\,S(s)x, car CA=BC-A=B et ddsS(s)x=CS(s)x\dfrac{d}{ds}S(s)x=CS(s)x, ddsT(ts)y=AT(ts)y\dfrac{d}{ds}T(t-s)y=-AT(t-s)y. En intégrant de 00 à tt : φ(t)φ(0)=S(t)xT(t)x=0tT(ts)BS(s)xds.\varphi(t)-\varphi(0)=S(t)x-T(t)x=\int_0^t T(t-s)\,B\,S(s)x\,ds. Les deux membres étant continus en xx et D(A)D(A) étant dense, la formule s'étend à tout xXx\in X : S(t)x=T(t)x+0tT(ts)BS(s)xds.\boxed{S(t)x=T(t)x+\int_0^t T(t-s)\,B\,S(s)x\,ds.}

3. Estimation de S(t)T(t)S(t)-T(t)

D'après la formule de Duhamel et les bornes T(ts)Meω(ts)\|T(t-s)\|\le Me^{\omega(t-s)}, S(s)Me(ω+MB)s\|S(s)\|\le Me^{(\omega+M\|B\|)s} : S(t)T(t)0tMeω(ts)BMe(ω+MB)sdsM2Be(ω+MB)t0tds.\|S(t)-T(t)\|\le\int_0^t Me^{\omega(t-s)}\|B\|\,Me^{(\omega+M\|B\|)s}\,ds\le M^2\|B\|\,e^{(\omega+M\|B\|)t}\int_0^t ds. D'où S(t)T(t)tM2Be(ω+MB)t.\boxed{\|S(t)-T(t)\|\le t\,M^2\|B\|\,e^{(\omega+M\|B\|)t}.} Sur tout intervalle [0,t0][0,t_0] borné, en posant M=M2Be(ω+MB)t0M'=M^2\|B\|e^{(\omega+M\|B\|)t_0}, on obtient S(t)T(t)tM\|S(t)-T(t)\|\le tM' : les deux semi-groupes coïncident à l'ordre 11 en t=0t=0.

التمرين 3

Application : équation de convection-diffusion-réaction avec conditions mixtes, résolue par semi-groupes

#semi-groupes#équation de convection-diffusion#semi-groupe analytique#conditions aux limites mixtes#perturbation relative#existence et unicité

On considère, sur (0,T)×(0,1)(0,T)\times(0,1), le problème de convection-diffusion-réaction (aRa\in\mathbb{R} fixé) : {tu+axuxxu+u=0,(t,x)(0,T)×(0,1),u(t,0)=0,xu(t,1)=0,t(0,T),u(0,x)=u0(x),u0L2(0,1).\begin{cases}\partial_t u+a\,\partial_x u-\partial_{xx}u+u=0,& (t,x)\in(0,T)\times(0,1),\\ u(t,0)=0,\quad \partial_x u(t,1)=0,&t\in(0,T),\\ u(0,x)=u_0(x),& u_0\in L^2(0,1).\end{cases}

1. Écrire le problème sous forme abstraite u(t)=Au(t)u'(t)=\mathcal{A}u(t), u(0)=u0u(0)=u_0, dans X=L2(0,1)X=L^2(0,1), en précisant l'opérateur A\mathcal{A} et son domaine (conditions mixtes Dirichlet en 00 / Neumann en 11).

2. Montrer que l'opérateur de diffusion A0u=uA_0u=u'', de domaine D(A0)={uH2(0,1):u(0)=0, u(1)=0}D(A_0)=\{u\in H^2(0,1):u(0)=0,\ u'(1)=0\}, engendre un C0C_0-semi-groupe analytique de contractions sur XX.

3. En traitant les termes d'ordre inférieur axuu-a\,\partial_x u-u comme une perturbation, en déduire l'existence et l'unicité d'une solution du problème d'évolution.

Le terme de convection a∂ₓu n'est PAS borné sur L², donc le théorème de perturbation bornée ne s'applique pas directement : on utilise la version « perturbation relativement bornée de borne nulle » valable pour les générateurs analytiques. C'est la régularisation parabolique (diffusion −∂ₓₓ) qui absorbe le terme d'ordre 1.

الحل

1. Forme abstraite

On pose X=L2(0,1)X=L^2(0,1) et Au=uauu,D(A)={uH2(0,1): u(0)=0, u(1)=0}.\mathcal{A}u=u''-a\,u'-u,\qquad D(\mathcal{A})=\{u\in H^2(0,1):\ u(0)=0,\ u'(1)=0\}. Le problème s'écrit alors comme le problème de Cauchy abstrait u(t)=Au(t),t(0,T),u(0)=u0X.\boxed{u'(t)=\mathcal{A}u(t),\quad t\in(0,T),\qquad u(0)=u_0\in X.}

2. L'opérateur de diffusion engendre un semi-groupe analytique de contractions

A0u=uA_0u=u'' sur D(A0)D(A_0) est auto-adjoint et dissipatif : pour uD(A0)u\in D(A_0), une intégration par parties donne A0u,u=01uuˉdx=[uuˉ]0101u2dx=01u2dx0,\langle A_0u,u\rangle=\int_0^1 u''\bar u\,dx=\big[u'\bar u\big]_0^1-\int_0^1|u'|^2\,dx=-\int_0^1|u'|^2\,dx\le0, car les termes de bord s'annulent grâce à u(0)=0u(0)=0 et u(1)=0u'(1)=0. Donc A0A_0 est symétrique négatif. On vérifie que A0A_0 est à résolvante non vide (par Lax-Milgram, λA0\lambda-A_0 est surjectif pour λ>0\lambda>0), donc A0A_0 est auto-adjoint 0\le0. Par le théorème de Hille-Yosida (cas dissipatif / Lumer-Phillips), A0A_0 engendre un C0C_0-semi-groupe de contractions (etA0)(e^{tA_0}), et étant auto-adjoint borné supérieurement, ce semi-groupe est analytique.

3. Perturbation par les termes d'ordre inférieur

Écrivons A=A0+B\mathcal{A}=A_0+B avec Bu=auuBu=-a\,u'-u. Le terme u-u est borné sur XX. Le terme au-a\,u' est A0A_0-borné de borne relative nulle : par l'inégalité d'interpolation (Ehrling / Gagliardo-Nirenberg) sur (0,1)(0,1), uL2εuL2+CεuL2,ε>0, uD(A0),\|u'\|_{L^2}\le\varepsilon\|u''\|_{L^2}+C_\varepsilon\|u\|_{L^2},\qquad\forall\varepsilon>0,\ u\in D(A_0), donc BuεA0u+Cεu\|Bu\|\le\varepsilon\|A_0u\|+C'_\varepsilon\|u\| avec ε\varepsilon arbitrairement petit. Par le théorème de perturbation des générateurs de semi-groupes analytiques (perturbation relativement bornée de borne <1<1 d'un générateur analytique), A=A0+B\mathcal{A}=A_0+B engendre encore un C0C_0-semi-groupe analytique (S(t))t0(S(t))_{t\ge0} sur XX.

Par conséquent, pour tout u0X=L2(0,1)u_0\in X=L^2(0,1), le problème admet une unique solution (au sens des semi-groupes / solution mild) u(t)=S(t)u0,t[0,T],\boxed{u(t)=S(t)u_0,\qquad t\in[0,T],} qui est une solution classique sur (0,T)(0,T) (régularisation parabolique : u(t)D(A)u(t)\in D(\mathcal{A}) pour t>0t>0 grâce à l'analyticité), continue à valeurs dans XX et vérifiant u(0)=u0u(0)=u_0. L'unicité résulte de ce que A\mathcal{A} est un générateur (le problème de Cauchy abstrait est bien posé).