1. Domaine de définition
f est définie là où 1+ux2+y2=0.
- Si u≥0 : 1+ux2+y2≥1>0, donc Df=R2.
- Si u<0 : il faut exclure la courbe ux2+y2=−1, c'est-à-dire Df=R2∖{(x,y):y2−∣u∣x2=−1} (une hyperbole).
2. Positivité de la forme quadratique
Pour (x,y)=(0,0) :
x2+xy+y2=(x+2y)2+43y2>0,
car les deux carrés ne peuvent s'annuler simultanément que si x=y=0.
3. Minimum local strict
On a f(0,0)=−1. Le gradient s'annule en (0,0) :
∂xf=2x+y+(1+ux2+y2)22ux,∂yf=x+2y+(1+ux2+y2)22y,
et ∂xf(0,0)=∂yf(0,0)=0. La matrice hessienne en (0,0) vaut
H(0,0)=(2+2u114).
Elle est définie positive si et seulement si 2+2u>0 et detH=4(2+2u)−1=7+8u>0, c'est-à-dire
u>−87.
Donc (0,0) est un minimum local strict si et seulement si u>−87.
4. Minimum global strict
On écrit, avec g=1+ux2+y2,
f(x,y)−f(0,0)=x2+xy+y2+1−g1=x2+xy+y2+1+ux2+y2ux2+y2.
- Si u≥0 : g≥1>0 et gux2+y2≥0 ; comme x2+xy+y2>0 pour (x,y)=(0,0), on a f(x,y)>f(0,0). Donc (0,0) est un minimum global strict.
- Si u<0 : lorsque (x,y) s'approche de la courbe 1+ux2+y2→0+, on a −g1→−∞, donc f→−∞ : il n'y a pas de minimum global.
Conclusion : (0,0) est un minimum global strict si et seulement si u≥0.