Espace de travail
V={v∈H1(Ω): v=0 sur Γ0},
sous-espace fermé de H1(Ω). Comme ∣Γ0∣>0, l'inégalité de Poincaré vaut sur V : ∥v∥L2≤C∥∇v∥L2, donc ∥∇v∥L2 est une norme équivalente sur V.
1. Formulation variationnelle
On multiplie par v∈V, on intègre et on applique la formule de Green :
∫Ωp∇u⋅∇v−∫∂Ωp∂ν∂uv+∫Ωquv=∫Ωfv.
Sur Γ0, v=0 ; sur Γ1, p∂ν∂u=g1−σu. D'où : trouver u∈V tel que pour tout v∈V,
a(u,v)=∫Ω(p∇u⋅∇v+quv)dx+∫Γ1σuvdσ=∫Ωfvdx+∫Γ1g1vdσ=L(v).
2. Existence et unicité (Lax-Milgram)
Continuité de a : p,q∈L∞, le terme de bord se contrôle par le théorème de trace ∥v∥L2(Γ1)≤C∥v∥H1 ; donc ∣a(u,v)∣≤C∥u∥V∥v∥V.
Coercivité : avec p≥α, q≥0, σ≥0 :
a(v,v)≥α∫Ω∣∇v∣2≥αCP∥v∥V2.
Continuité de L : ∣L(v)∣≤∥f∥L2∥v∥L2+∥g1∥L2(Γ1)∥v∥L2(Γ1)≤C∥v∥V.
Par Lax-Milgram, il existe une unique u∈V solution de la formulation variationnelle.
3. Retour au problème fort
En prenant v=φ∈D(Ω) (nulle au bord), la formulation donne ⟨−div(p∇u)+qu−f,φ⟩=0, donc
−div(p∇u)+qu=f dans Ω (au sens D′).
En supposant u assez régulière, on réinjecte dans la formulation et la formule de Green : le terme de volume s'annule, il reste ∫Γ1(p∂ν∂u+σu−g1)vdσ=0 pour tout v∈V, d'où la condition de Robin p∂ν∂u+σu=g1 sur Γ1. La condition u=0 sur Γ0 vient de u∈V. Donc u résout (1).