1. Relation de récurrence
Soit p∈N∗. Une intégration par parties avec u(x)=xp et v′(x)=(1−x)q (donc u′(x)=pxp−1 et v(x)=−q+1(1−x)q+1) donne
I(p,q)=[−q+1xp(1−x)q+1]01+q+1p∫01xp−1(1−x)q+1dx.
Le terme tout intégré est nul (en 0 et en 1), d'où
I(p,q)=q+1pI(p−1,q+1).
2. Forme explicite
En appliquant la relation p fois de suite :
I(p,q)=q+1p⋅q+2p−1⋯q+p1I(0,q+p)=(q+p)!p!q!I(0,q+p).
Or I(0,q+p)=∫01(1−x)p+qdx=p+q+11. Donc
I(p,q)=(q+p)!p!q!⋅p+q+11=(p+q+1)!p!q!.
3. Application trigonométrique
Le changement de variable x=sin2t (bijection de classe C1 de [0,2π] sur [0,1]), pour lequel dx=2sintcostdt, donne
I(p,q)=∫0π/2sin2ptcos2qt⋅2sintcostdt=2∫0π/2sin2p+1tcos2q+1tdt.
Par conséquent
∫0π/2sin2p+1(t)cos2q+1(t)dt=21I(p,q)=2(p+q+1)!p!q!.