Concours d'accès au doctorat de mathématiques — Université Mohammed Seddik Benyahia de Jijel, Faculté des Sciences Exactes et Informatique, Département de Mathématiques. Épreuve générale : Analyse 1, Sujet 3, 22/02/2025, durée 1h30. PDF page 6 (scan latéral, dernière partie de l'exercice 3 peu lisible).
التمرين 1
Racines cubiques de l'unité et puissances de j
#nombres complexes#racines de l'unité#forme exponentielle
On appelle j=−21+i23.
Résoudre dans C l'équation X3=1 (donner les solutions sous forme algébrique et exponentielle).
En déduire que jˉ=j2.
En déduire que j−1=j2.
Montrer que 1+j+j2=0.
En déduire la valeur de 1+j1.
Calculer jn pour tout n∈N.
Remarque :j est la racine cubique primitive de l'unité ; les relations j3=1, jˉ=j2=j−1 et 1+j+j2=0 suffisent à tout calculer sans jamais revenir à la forme algébrique.
◀الحل
1. Résolution de X3=1
Si X=reiθ, alors X3=1 donne r3=1 et 3θ≡0[2π], soit r=1 et θ∈{0,32π,34π} :
X∈{1,e2iπ/3=−21+i23=j,e4iπ/3=−21−i23}.
Forme algébrique :X3−1=(X−1)(X2+X+1) et les racines de X2+X+1 sont 2−1±i3.
2. jˉ=j2
j2=(e2iπ/3)2=e4iπ/3=e−2iπ/3=e2iπ/3=jˉ.
3. j−1=j2
Comme j3=1 :
j⋅j2=j3=1⟹j−1=j2.
4. 1+j+j2=0
j=1 est racine de X3−1=(X−1)(X2+X+1), donc j2+j+1=0. (Ou : somme géométrique 1+j+j2=j−1j3−1=0.)
Les suites adjacentes (an) et (bn) convergent vers une limite commune ℓ, et l'encadrement an≤ln2≤bn passe à la limite :
n→+∞liman=n→+∞limbn=ln2.
En particulier k=n+1∑2nk1→ln2 (sommes de Riemann de ∫12xdx).
التمرين 3
Fonction concave nulle aux bornes : théorème de Rolle et positivité
#théorème de Rolle#concavité#accroissements finis#fonctions dérivables
Soit I=[c,d] avec c,d∈R, c<d, et soit f:I→R une fonction deux fois dérivable sur I. Supposons que pour tout x∈]c,d[ on a f′′(x)≤0 et que f(c)=f(d)=0.
Montrer qu'il existe α∈]c,d[ tel que f′(α)=0.
Étudier le signe de f′ sur ]c,α[ et ]α,d[, puis en déduire le signe de f sur [c,d].
(La fin de l'énoncé est difficilement lisible sur le scan ; la question 2 reconstitue la suite naturelle de l'exercice.)
Remarque : le scan de cette page est partiellement illisible après la question 1 ; la solution développe la conséquence standard (signe de f′ de part et d'autre de α, puis positivité de f par concavité). À ajuster si l'énoncé original diffère.
◀الحل
1. Existence de α (théorème de Rolle)
f est dérivable (donc continue) sur [c,d] et f(c)=f(d)=0. Par le théorème de Rolle, il existe
α∈]c,d[tel quef′(α)=0.
2. Signe de f′ puis de f
Signe de f′. Comme f′′≤0 sur ]c,d[, la dérivée f′ est décroissante sur ]c,d[. Puisque f′(α)=0 :
f′(x)≥f′(α)=0 pour x∈]c,α],f′(x)≤0 pour x∈[α,d[.
Signe de f. Donc f est croissante sur [c,α] et décroissante sur [α,d] :
pour x∈[c,α] : f(x)≥f(c)=0 ;
pour x∈[α,d] : f(x)≥f(d)=0.
f(x)≥0pour tout x∈[c,d].
C'est la propriété géométrique attendue : une fonction concave (f′′≤0) qui s'annule aux deux extrémités reste au-dessus de sa corde y=0 sur tout l'intervalle.