a.
Un processus de comptage {Nt}t≥0 (à valeurs entières, non décroissant) est un processus de naissance de taux {λn} si, quand Nt=n, sur (t,t+δ) :
P(Nt+δ=n+1∣Nt=n)=λnδ+o(δ),
P(Nt+δ=n∣Nt=n)=1−λnδ+o(δ),
P(Nt+δ=n+m∣Nt=n)=o(δ)(m≥2).
Les accroissements sur des intervalles disjoints sont indépendants et un seul saut (de +1) peut survenir sur un intervalle infinitésimal.
b.
En conditionnant sur l'état à l'instant t et en utilisant l'indépendance sur (t,t+δ) :
pn(t+δ)=pn(t)(1−λnδ)+pn−1(t)λn−1δ+o(δ).
En réarrangeant et en divisant par δ :
δpn(t+δ)−pn(t)=−λnpn(t)+λn−1pn−1(t)+o(1).
En faisant δ→0 on obtient, pour n≥1, pn′(t)=−λnpn(t)+λn−1pn−1(t), et pour n=0 (aucune arrivée possible en dessous de 0) p0′(t)=−λ0p0(t).
pn′(t)=−λnpn(t)+λn−1pn−1(t) (n≥1),p0′(t)=−λ0p0(t)
c.
Avec λn=nλ et G(s,t)=∑n≥1snpn(t) :
∂t∂G=∑n≥1snpn′(t)=∑n≥1sn[−nλpn(t)+(n−1)λpn−1(t)].
Or n≥1∑nsnpn=s∂s∂G, et en posant m=n−1 :
∑n≥1(n−1)snpn−1=∑m≥0msm+1pm=s2∑m≥0msm−1pm=s2∂s∂G.
Donc
∂t∂G=−λs∂s∂G+λs2∂s∂G= λs(s−1)∂s∂G
d.
Posons a=e−λt (donc a′=−λa) et D=1−(1−a)s, de sorte que G=Dsa. On vérifie d'abord la condition initiale : à t=0, a=1, D=1 et G(s,0)=s, ce qui correspond à N0=1 (i.e. p1(0)=1).
Dérivée en t (avec ∂tD=a′s) :
∂t∂G=Dsa′−D2sa(a′s)=D2sa′(D−sa)=D2sa′(1−s)=D2λas(s−1),
car D−sa=1−s et a′=−λa.
Dérivée en s (avec ∂sD=−(1−a)) :
∂s∂G=Da+D2sa(1−a)=D2a[D+s(1−a)]=D2a,
car D+s(1−a)=1. Ainsi
λs(s−1)∂s∂G=D2λas(s−1)=∂t∂G.
L'équation aux dérivées partielles et la condition initiale sont satisfaites, donc
G(s,t)=1−(1−e−λt)sse−λt
e.
En développant en série géométrique (pour ∣(1−a)s∣<1) :
G(s,t)=se−λt∑k=0∞[(1−e−λt)s]k=∑n=1∞e−λt(1−e−λt)n−1sn.
Le coefficient de sn donne la loi (géométrique) :
pn(t)=e−λt(1−e−λt)n−1,n≥1.
En posant q=1−e−λt :
P(Nt≥m)=∑n=m∞e−λtqn−1=e−λt1−qqm−1=e−λte−λtqm−1=qm−1.
P(Nt≥m)=(1−e−λt)m−1,m≥1