1. (i)
Pour x∈[−1,1], on écrit x comme combinaison convexe des bornes −1 et 1 :
x=21−x⋅(−1)+21+x⋅(1),avec 21−x≥0, 21+x≥0, 21−x+21+x=1.
La fonction u↦exp(tu) étant convexe, l'inégalité de convexité donne
exp(tx)≤21−xexp(−t)+21+xexp(t).
1. (ii)
En prenant l'espérance et en utilisant E[X]=0 :
E[exp(tX)]≤21−E[X]exp(−t)+21+E[X]exp(t)=2exp(t)+exp(−t)=ch(t).
De plus, par les développements en série, comme (2k)!≥2kk!,
ch(t)=∑k=0∞(2k)!t2k≤∑k=0∞k!(t2/2)k=exp(2t2).
E[exp(tX)]≤ch(t)≤exp(2t2).
2. (a)
Pour chaque j, la variable Xj/cj est centrée et bornée par 1. En appliquant (ii) au paramètre tcj :
E[exp(tXj)]=E[exp((tcj)cjXj)]≤exp(2(tcj)2)=exp(2t2cj2).
Par indépendance des Xj,
E[exp(tSn)]=∏j=1nE[exp(tXj)]≤∏j=1nexp(2t2cj2)=exp(2t2∑j=1ncj2).
E[exp(tSn)]≤exp(2t2j=1∑ncj2).
2. (b)
Pour t>0, la fonction u↦etu est croissante, donc par l'inégalité de Markov appliquée à etSn≥0 :
P(Sn>ε)=P(etSn>etε)≤etεE[etSn]≤exp(−tε+2t2∑j=1ncj2).
2. (c)
On optimise le majorant en t>0. En posant C=∑j=1ncj2, la fonction φ(t)=−tε+2t2C atteint son minimum en t∗=Cε>0, avec
φ(t∗)=−Cε2+21C2ε2C=−2Cε2.
P(Sn>ε)≤exp(−2∑j=1ncj2ε2).
2. (d)
La suite (−Xj) est également centrée avec ∣−Xj∣≤cj ; en appliquant (c) à −Sn=∑j(−Xj) :
P(Sn<−ε)=P(−Sn>ε)≤exp(−2∑j=1ncj2ε2).
En combinant les deux queues,
P(∣Sn∣>ε)=P(Sn>ε)+P(Sn<−ε)≤2exp(−2∑j=1ncj2ε2).
P(∣Sn∣>ε)≤2exp(−2∑j=1ncj2ε2).
Remarque. L'énoncé imprimé omet le facteur 2 ; la constante correcte pour l'inégalité bilatérale est bien 2 (somme des deux queues).