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مسابقة دكتوراه 2014Université Mohamed Khider - Biskra — الموضوع 02

مسابقة تخصص · Probabilités & Statistiques · المدة: 1سا 30د

Concours d'accès à la formation de 3ème Cycle LMD, Mathématiques Appliquées (Option : Probabilités et Statistique), Épreuve de Probabilités (2), Université Mohamed Khider - Biskra, Faculté des Sciences Exactes et des Sciences de la Nature et de la Vie, Département de Mathématiques, 16 octobre 2014, durée 01h30.

التمرين 1

Exercice 1 — Inégalité $L^p$ pour l'espérance conditionnelle et propriétés avancées

#conditional-expectation#Lp-spaces#projection#independence

Soient (Ω,F,P)(\Omega, F, P) un espace de probabilité et G\mathcal{G} une sous-tribu de F\mathcal{F}.

  1. Montrer que pour toute variable aléatoire YLp(Ω,F,P)Y \in L^p(\Omega, \mathcal{F}, P), et pour tout p1p \geq 1 : E(Y/G)LpYLp\|E(Y/\mathcal{G})\|_{L^p} \leq \|Y\|_{L^p}
  2. En déduire que l'application φ:Lp(Ω,F,P)Lp(Ω,G,P)\varphi : L^p(\Omega, \mathcal{F}, P) \to L^p(\Omega, \mathcal{G}, P) définie par φ(Y)=E(Y/G)\varphi(Y) = E(Y/\mathcal{G}) est un opérateur linéaire continu de norme 1, tel que φφ=φ\varphi \circ \varphi = \varphi.
  3. Soient XX et YY deux variables aléatoires de carrés intégrables définies sur un espace de probabilité (Ω,A,P)(\Omega, \mathcal{A}, P) et F\mathcal{F} une sous-tribu de A\mathcal{A}. On suppose que E(Y2/F)=X2E(Y^2/\mathcal{F}) = X^2 P-p.s et E(Y/F)=XE(Y/\mathcal{F}) = X, P-p.s. Montrer que Y=XY = X, P-p.s.
  4. Soit YY une variable aléatoire de L1(Ω,A,P)L^1(\Omega, \mathcal{A}, P) indépendante de F\mathcal{F}. Montrer que E(Y/F)=E(Y)E(Y/\mathcal{F}) = E(Y), P-p.s.
الحل

1.

Inégalité de Jensen conditionnelle : E(Y/G)pE(Yp/G)|E(Y/\mathcal{G})|^p \leq E(|Y|^p/\mathcal{G}). En prenant l'espérance : E(Y/G)LppYLpp\|E(Y/\mathcal{G})\|_{L^p}^p \leq \|Y\|_{L^p}^p.

2.

Linéarité : immédiate. Norme ≤ 1 : par la question 1. Norme = 1 : atteinte sur les G\mathcal{G}-mesurables. Idempotence : E(E(Y/G)/G)=E(Y/G)E(E(Y/\mathcal{G})/\mathcal{G}) = E(Y/\mathcal{G}) (tour).

3.

E[(XY)2/F]=E[X2/F]2XE[Y/F]+E[Y2/F]E[(X-Y)^2/\mathcal{F}] = E[X^2/\mathcal{F}] - 2XE[Y/\mathcal{F}] + E[Y^2/\mathcal{F}]... Hmm, plus directement : E[(YX)2]=E[E[(YX)2/F]]=E[E[Y2/F]2XE[Y/F]+X2]=E[X22X2+X2]=0E[(Y-X)^2] = E[E[(Y-X)^2/\mathcal{F}]] = E[E[Y^2/\mathcal{F}] - 2X \cdot E[Y/\mathcal{F}] + X^2] = E[X^2 - 2X^2 + X^2] = 0. Donc Y=XY = X p.s.

4.

Pour tout AFA \in \mathcal{F} : E[1AY]=E[1A]E[Y]=E[1AE(Y)]E[1_A \cdot Y] = E[1_A]E[Y] = E[1_A \cdot E(Y)] (indépendance). Donc E(Y/F)=E(Y)E(Y/\mathcal{F}) = E(Y) p.s.

التمرين 3

Exercice 3 — Densité de la somme d'une variable continue et d'une variable discrète

#density#mixture#sum-of-variables#independence

Soit XX une variable aléatoire de densité fXf_X et soit YY une variable aléatoire discrète prenant les valeurs y1,y2,...,yny_1, y_2, ..., y_n avec les probabilités p1,p2,...,pnp_1, p_2, ..., p_n. Montrer que si XX et YY sont indépendantes, alors Z=X+YZ = X + Y admet une densité de probabilité et calculer cette dernière.

الحل

Pour tout borélien BB : P(ZB)=j=1nP(X+yjB)pj=j=1npjBfX(zyj)dz=Bj=1npjfX(zyj)dzP(Z \in B) = \sum_{j=1}^n P(X + y_j \in B) \cdot p_j = \sum_{j=1}^n p_j \int_B f_X(z - y_j) dz = \int_B \sum_{j=1}^n p_j f_X(z - y_j)\, dz

Donc ZZ admet la densité :

fZ(z)=j=1npjfX(zyj)\boxed{f_Z(z) = \sum_{j=1}^n p_j f_X(z - y_j)}