1.
Pour x,y∈E, on développe 0=⟨u(x+y),x+y⟩ :
0=⟨u(x),x⟩+⟨u(x),y⟩+⟨u(y),x⟩+⟨u(y),y⟩=⟨u(x),y⟩+⟨u(y),x⟩
⟨u(x),y⟩=−⟨x,u(y)⟩ : u∗=−u
2.
La matrice A de u en base orthonormée vérifie At=−A, donc
detA=detAt=det(−A)=(−1)3detA=−detA
d'où detA=0 :
keru={0}
3.
u=0 donc rgu∈{1,2}. Si x∈keru et y∈E : ⟨x,u(y)⟩=−⟨u(x),y⟩=0, donc Imu⊆(keru)⊥, et par le théorème du rang les dimensions coïncident : Imu=(keru)⊥. Si rgu=1, on écrirait dimkeru=2 et Imu=(keru)⊥ de dimension 1 ; soit v un générateur unitaire de Imu : v∈/keru (car v⊥keru), donc u(v)=λv avec λ=0, mais alors ⟨u(v),v⟩=λ=0 : contradiction.
rg(u)=2,Imu=(keru)⊥
4.
Soit e3 un vecteur unitaire de keru (dimension 1) et (e1,e2,e3) une base orthonormée directe. L'antisymétrie donne ⟨u(e1),e1⟩=0 et ⟨u(e1),e3⟩=−⟨e1,u(e3)⟩=0, donc u(e1)=ae2 ; de même u(e2)=−ae1 (avec a=⟨u(e1),e2⟩=0). En posant ω=ae3, on vérifie ω∧e1=ae2, ω∧e2=−ae1, ω∧e3=0 : les deux applications linéaires coïncident sur une base.
∃ω∈E : u(x)=ω∧x∀x∈E