Préliminaires.
Comme 0 est intérieur, il existe r>0 avec B(0,r)⊂K ; comme K est compacte, K⊂B(0,R) pour un R>0. Pour x=0, tx∈K dès que t≥∥x∥/r, donc l'ensemble {t>0:tx∈K} est non vide ; et tx∈K impose ∥x∥/t≤R, donc t≥∥x∥/R. Ainsi p(x) est fini et p(x)≥∥x∥/R>0. Enfin, si tx∈K et t′≥t, alors t′x=t′ttx+(1−t′t)0∈K par convexité : l'ensemble des t admissibles est [p(x),+∞[, et p(x)x∈K par compacité.
1.
p(0)=0 car 0∈K. Réciproquement si p(x)=0, il existe tn→0+ avec tnx∈K⊂B(0,R), donc ∥x∥≤Rtn→0, d'où x=0.
p(x)=0⟺x=0
2.
Pour x=0, p(x)x∈K. Si ce point était intérieur à K, il existerait δ>0 tel que p(x)−δx=p(x)−δp(x)⋅p(x)x∈K, ce qui donnerait un t=p(x)−δ<p(x) admissible, contredisant la définition de p(x). Donc
p(x)x∈∂K
3.
Pour t>0 : p(tx)=inf{s>0:stx∈K} ; en posant s=ts′, =inf{ts′:s′x∈K}=tp(x). Par symétrie K=−K, p(−x)=inf{t:t−x∈K}=inf{t:tx∈K}=p(x). Donc pour t<0, p(tx)=p(∣t∣(−x))=∣t∣p(−x)=∣t∣p(x), et p(0⋅x)=0=∣0∣p(x).
∀t∈R, p(tx)=∣t∣p(x)
4.
Posons a=p(x), b=p(y), avec ax,by∈K. Par convexité,
a+bx+y=a+ba⋅ax+a+bb⋅by∈K,
donc a+b est admissible pour x+y, d'où p(x+y)≤a+b.
p(x+y)≤p(x)+p(y)
5.
p est à valeurs positives, séparée (1), positivement homogène de degré 1 absolue (3) et sous-additive (4) : c'est une norme sur Rn.
p est une norme sur Rn
6.
Soit Bp={x:p(x)≤1}. Si x∈K, x=0 : t=1 est admissible (1x=x∈K), donc p(x)≤1 ; et 0∈Bp. Donc K⊂Bp. Réciproquement si p(x)≤1 (et x=0), p(x)x∈K et
x=p(x)⋅p(x)x+(1−p(x))⋅0∈K
par convexité (car 0≤p(x)≤1) ; et 0∈K. Donc Bp⊂K.
K={x∈Rn:p(x)≤1} (boule uniteˊ fermeˊe pour p)