1.
C02=kerΛ où Λ:u↦(u(0),u(T)) est linéaire continue de C2([0,T]) dans R2 (les évaluations sont continues pour ∥⋅∥C2). Un noyau d'application continue est fermé.
2.
S(λ,⋅) est linéaire en u, donc différentiable, de différentielle égale à elle-même :
∂uS(λ,0)ϕ=ϕ′′+λϕ.
3.
ker(∂uS(λ,0)) : résoudre ϕ′′+λϕ=0, ϕ(0)=ϕ(T)=0. Solution non triviale seulement si λ=(Tnπ)2, avec
ϕn(t)=sin(Tnπt).
Alors dimker=1 ; sinon ker={0} (dim0).
4.
L'opérateur L=∂uS(λn,0)=dt2d2+λn avec conditions de Dirichlet est auto-adjoint pour le produit scalaire L2. Par l'alternative de Fredholm, Lϕ=ψ est résoluble si et seulement si ψ⊥kerL=vect(ϕn), i.e. ∫0Tψϕn=0. D'où Im(L)⊂Y. La formule de type Green proposée fournit explicitement une solution ϕ vérifiant Lϕ=ψ lorsque ψ∈Y. On en déduit Im(L)=Y=ϕn⊥, de codimension 1.
5.
C([0,T])=Im(L)⊕vect(ϕn) (somme directe orthogonale dans L2). Projeter ϕ : la composante sur ϕn est
α=⟨ϕn,ϕn⟩⟨ϕ,ϕn⟩=∫0Tϕn2∫0Tϕϕn,ψ=ϕ−αϕn∈Y=Im(L).
On en déduit que coker(L) est de dimension 1, engendré par ϕn.
6.
∂λu2S(λ,0)ϕ=∂λ(ϕ′′+λϕ)=ϕ. Donc ∂λu2S(λn,0)ϕn=ϕn. Or ∫0Tϕn⋅ϕn=∫0Tϕn2>0=0, donc ϕn∈/ϕn⊥=Im(L).
7.
On a dimkerL=codimImL=1 (valeur propre simple) et la condition de transversalité ∂λu2S(λn,0)ϕn∈/Im(L). Le théorème de Crandall-Rabinowitz s'applique :
(λn,0) est un point de bifurcation.