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مسابقة دكتوراه 2021Université Mohamed Khider - Biskra — الموضوع 02

مسابقة تخصص · Analyse Fonctionnelle

Concours d'accès à la formation de troisième cycle (Doctorat LMD) — Épreuve : Espace de Banach et Hilbert, Sujet 2 (01/04/2021)

التمرين 1

Projection orthogonale sur un sous-espace fermé : linéarité, continuité et noyau

#espace de Hilbert#projection orthogonale#supplémentaire orthogonal#norme d'opérateur

Soit HH un espace de Hilbert et FF un sous-espace vectoriel fermé de HH. On note PF:HHP_F:H\to H le projecteur orthogonal sur FF, caractérisé par : pour tout xHx\in H, PF(x)FP_F(x)\in F et xPF(x)Fx-P_F(x)\in F^\perp.

  1. Montrer que F={xH:PF(x)=x}F=\{x\in H : P_F(x)=x\}.

  2. Montrer que PFP_F est linéaire.

  3. Montrer que PFP_F est continue et que PF=1\|P_F\|=1 (si F{0}F\neq\{0\}).

  4. Montrer que Ker(PF)=F\mathrm{Ker}(P_F)=F^\perp.

Remarque : Ces propriétés (linéarité, PF=1\|P_F\|=1, Ker(PF)=F\mathrm{Ker}(P_F)=F^\perp) caractérisent entièrement les projecteurs orthogonaux dans un espace de Hilbert et sont à la base de nombreuses démonstrations (théorème de représentation de Riesz, décomposition spectrale, etc.).

الحل

1. F={xH:PF(x)=x}F=\{x\in H:P_F(x)=x\}

Si xFx\in F, alors la décomposition x=x+0x=x+0 avec xFx\in F et 0F0\in F^\perp est la décomposition orthogonale de xx (par unicité de la décomposition H=FFH=F\oplus F^\perp), donc PF(x)=xP_F(x)=x.

Réciproquement si PF(x)=xP_F(x)=x, alors par définition PF(x)FP_F(x)\in F, donc x=PF(x)Fx=P_F(x)\in F.

Donc F={xH:PF(x)=x}\boxed{F=\{x\in H:P_F(x)=x\}}.

2. Linéarité de PFP_F

Soient x,yHx,y\in H et λ,μR\lambda,\mu\in\mathbb{R}. On a les décompositions orthogonales uniques : x=PF(x)+(xPF(x)),y=PF(y)+(yPF(y)),x=P_F(x)+(x-P_F(x)),\qquad y=P_F(y)+(y-P_F(y)), avec PF(x),PF(y)FP_F(x),P_F(y)\in F et xPF(x),yPF(y)Fx-P_F(x),\,y-P_F(y)\in F^\perp.

Alors λx+μy=(λPF(x)+μPF(y))+(λ(xPF(x))+μ(yPF(y))).\lambda x+\mu y=\big(\lambda P_F(x)+\mu P_F(y)\big)+\big(\lambda(x-P_F(x))+\mu(y-P_F(y))\big). Comme FF et FF^\perp sont des sous-espaces vectoriels, λPF(x)+μPF(y)F\lambda P_F(x)+\mu P_F(y)\in F et λ(xPF(x))+μ(yPF(y))F\lambda(x-P_F(x))+\mu(y-P_F(y))\in F^\perp. Par unicité de la décomposition orthogonale de λx+μy\lambda x+\mu y : PF(λx+μy)=λPF(x)+μPF(y).P_F(\lambda x+\mu y)=\lambda P_F(x)+\mu P_F(y). Donc PFP_F est linéaire.

3. Continuité et norme de PFP_F

Par le théorème de Pythagore appliqué à x=PF(x)+(xPF(x))x=P_F(x)+(x-P_F(x)) (somme orthogonale) : x2=PF(x)2+xPF(x)2PF(x)2,\|x\|^2=\|P_F(x)\|^2+\|x-P_F(x)\|^2\ge\|P_F(x)\|^2, donc PF(x)x\|P_F(x)\|\le\|x\| pour tout xHx\in H. Ainsi PFP_F est continue (linéaire bornée) avec PF1\|P_F\|\le1.

Si F{0}F\neq\{0\}, soit x0Fx_0\in F, x00x_0\neq0. Alors PF(x0)=x0P_F(x_0)=x_0 (question 1), donc PF(x0)x0=1\dfrac{\|P_F(x_0)\|}{\|x_0\|}=1. Ainsi PF1\|P_F\|\ge1, et combiné à PF1\|P_F\|\le1 : PF=1.\boxed{\|P_F\|=1.}

4. Ker(PF)=F\mathrm{Ker}(P_F)=F^\perp

Soit xFx\in F^\perp. La décomposition orthogonale de xx s'écrit x=0+xx=0+x avec 0F0\in F et xFx\in F^\perp ; par unicité PF(x)=0P_F(x)=0, donc xKer(PF)x\in\mathrm{Ker}(P_F). Ainsi FKer(PF)F^\perp\subset\mathrm{Ker}(P_F).

Réciproquement, si PF(x)=0P_F(x)=0, alors xPF(x)=xFx-P_F(x)=x\in F^\perp (par définition de PFP_F), donc xFx\in F^\perp. Ainsi Ker(PF)F\mathrm{Ker}(P_F)\subset F^\perp.

Donc Ker(PF)=F\boxed{\mathrm{Ker}(P_F)=F^\perp}.

التمرين 2

Norme d'une forme linéaire intégrale sur $L^2([-1,1])$ et projection orthogonale sur son noyau

#espace de Hilbert#L2#forme linéaire#norme d'opérateur#projection orthogonale#noyau

Soit H=L2([1,1])H=L^2([-1,1]) muni du produit scalaire usuel f,g=11f(t)g(t)dt\langle f,g\rangle=\displaystyle\int_{-1}^1 f(t)g(t)\,dt. On définit la forme linéaire T:HRT:H\to\mathbb{R} par T(f)=10f(t)dt01f(t)dt.T(f)=\int_{-1}^0 f(t)\,dt-\int_0^1 f(t)\,dt.

  1. Montrer que TT est continue et calculer T\|T\|.

  2. Déterminer Ker(T)\mathrm{Ker}(T) et donner un vecteur g0g_0 tel que Ker(T)=(Vect{g0})\mathrm{Ker}(T)=(\mathrm{Vect}\{g_0\})^\perp.

  3. Calculer la projection orthogonale de la fonction h(t)=th(t)=t sur Ker(T)\mathrm{Ker}(T).

Remarque : Cette technique — écrire une forme linéaire continue sur un espace de Hilbert comme un produit scalaire (théorème de représentation de Riesz) — permet de ramener le calcul de sa norme et de son noyau à des calculs classiques dans L2L^2.

الحل

1. Continuité et norme de TT

Posons g(t)=1g(t)=1 si t[1,0)t\in[-1,0) et g(t)=1g(t)=-1 si t[0,1]t\in[0,1] (fonction signe renversée). Alors T(f)=11f(t)g(t)dt=f,g.T(f)=\int_{-1}^1 f(t)g(t)\,dt=\langle f,g\rangle. Par l'inégalité de Cauchy–Schwarz, T(f)=f,gf2g2|T(f)|=|\langle f,g\rangle|\le\|f\|_2\,\|g\|_2. Or g22=11g(t)2dt=111dt=2\|g\|_2^2=\int_{-1}^1 g(t)^2dt=\int_{-1}^1 1\,dt=2, donc g2=2\|g\|_2=\sqrt2. Ainsi TT est continue avec T2\|T\|\le\sqrt2.

De plus, en prenant f=gf=g (qui appartient à L2([1,1])L^2([-1,1])) : T(g)g2=g,gg2=g22g2=g2=2,\frac{|T(g)|}{\|g\|_2}=\frac{\langle g,g\rangle}{\|g\|_2}=\frac{\|g\|_2^2}{\|g\|_2}=\|g\|_2=\sqrt2, donc T2\|T\|\ge\sqrt2. En combinant : T=2.\boxed{\|T\|=\sqrt2.}

2. Noyau de TT

Comme T(f)=f,gT(f)=\langle f,g\rangle avec gg défini ci-dessus, Ker(T)={fH:f,g=0}=(Vect{g}).\mathrm{Ker}(T)=\{f\in H:\langle f,g\rangle=0\}=(\mathrm{Vect}\{g\})^\perp. On prend donc g0=g\boxed{g_0=g}, c'est-à-dire g0(t)=1g_0(t)=1 sur [1,0)[-1,0) et g0(t)=1g_0(t)=-1 sur [0,1][0,1], et Ker(T)=(Vect{g0})\mathrm{Ker}(T)=(\mathrm{Vect}\{g_0\})^\perp.

3. Projection orthogonale de h(t)=th(t)=t sur Ker(T)\mathrm{Ker}(T)

Comme Ker(T)=(Vect{g0})\mathrm{Ker}(T)=(\mathrm{Vect}\{g_0\})^\perp, la projection orthogonale de hh sur Ker(T)\mathrm{Ker}(T) est donnée par PKer(T)(h)=hh,g0g022g0.P_{\mathrm{Ker}(T)}(h)=h-\frac{\langle h,g_0\rangle}{\|g_0\|_2^2}\,g_0. Calculons h,g0=10t1dt+01t(1)dt=[t22]10[t22]01=(012)(120)=1.\langle h,g_0\rangle=\displaystyle\int_{-1}^0 t\cdot1\,dt+\int_0^1 t\cdot(-1)\,dt=\Big[\frac{t^2}2\Big]_{-1}^0-\Big[\frac{t^2}2\Big]_0^1=\Big(0-\frac12\Big)-\Big(\frac12-0\Big)=-1.

Et g022=2\|g_0\|_2^2=2 (calculé en 1). Donc PKer(T)(h)(t)=t12g0(t)=t+12g0(t).P_{\mathrm{Ker}(T)}(h)(t)=t-\frac{-1}{2}g_0(t)=t+\frac12 g_0(t). Explicitement : PKer(T)(h)(t)={t+12,t[1,0)t12,t[0,1]\boxed{P_{\mathrm{Ker}(T)}(h)(t)=\begin{cases}t+\dfrac12,& t\in[-1,0)\\[4pt] t-\dfrac12,& t\in[0,1]\end{cases}}

التمرين 3

Non-équivalence des normes $\|\cdot\|_1$ et $\|\cdot\|_\infty$ sur $C([0,1])$ : incomplétude et étude topologique d'un ensemble

#espaces de Banach#normes non équivalentes#suite de Cauchy#complétude#topologie

Soit E=C([0,1],R)E=C([0,1],\mathbb{R}) muni des deux normes f=supt[0,1]f(t)\|f\|_\infty=\sup_{t\in[0,1]}|f(t)| et f1=01f(t)dt\|f\|_1=\displaystyle\int_0^1|f(t)|\,dt.

  1. Montrer, à l'aide de la suite fn(t)=tnf_n(t)=t^n, qu'il n'existe pas de constante C>0C>0 telle que fCf1\|f\|_\infty\le C\|f\|_1 pour tout fEf\in E (les deux normes ne sont pas équivalentes).

  2. On considère la suite gn(t)=min ⁣(n,1t)g_n(t)=\min\!\Big(n,\dfrac1{\sqrt t}\Big) pour t(0,1]t\in(0,1] et gn(0)=ng_n(0)=n.

a- Montrer que (gn)(g_n) est de Cauchy pour 1\|\cdot\|_1.

b- Montrer que (gn)(g_n) ne converge pas dans (E,1)(E,\|\cdot\|_1) ; en déduire que (E,1)(E,\|\cdot\|_1) n'est pas complet.

  1. Soit A={fE:f<1}A=\{f\in E:\|f\|_\infty<1\}. Montrer que AA est ouvert pour \|\cdot\|_\infty et déterminer son adhérence A\overline A.

Remarque : Cet exercice illustre un phénomène fondamental : contrairement à la dimension finie, sur un espace de dimension infinie comme C([0,1])C([0,1]), deux normes usuelles (1\|\cdot\|_1 et \|\cdot\|_\infty) ne sont en général pas équivalentes, et l'espace peut être complet pour l'une (Banach) mais pas pour l'autre.

الحل

1. Non-existence de CC : les normes ne sont pas équivalentes

Pour fn(t)=tnf_n(t)=t^n, on a fn=1\|f_n\|_\infty=1 et fn1=01tndt=1n+1.\|f_n\|_1=\int_0^1 t^n\,dt=\frac1{n+1}. Si une telle constante CC existait, on aurait 1=fnCfn1=Cn+11=\|f_n\|_\infty\le C\|f_n\|_1=\dfrac{C}{n+1}, soit n+1Cn+1\le C pour tout nNn\in\mathbb{N}, ce qui est impossible car le membre de gauche tend vers ++\infty. Donc aucune constante CC ne convient : les normes \|\cdot\|_\infty et 1\|\cdot\|_1 ne sont pas équivalentes sur EE.

2a. (gn)(g_n) est de Cauchy pour 1\|\cdot\|_1

Pour p0p\ge0, gn+p(t)gn(t)=0g_{n+p}(t)-g_n(t)=0 dès que 1tn\dfrac1{\sqrt t}\le n, c'est-à-dire t1/n2t\ge1/n^2. Pour t<1/n2t<1/n^2, on a 0gn+p(t)gn(t)gn+p(t)n+p0\le g_{n+p}(t)-g_n(t)\le g_{n+p}(t)\le n+p. Précisément, calculons directement : gn+pgn1=01/(n+p)20dt+1/(n+p)21/n2(1tn)dt.\|g_{n+p}-g_n\|_1=\int_0^{1/(n+p)^2}0\,dt+\int_{1/(n+p)^2}^{1/n^2}\Big(\frac1{\sqrt t}-n\Big)dt. En effet, pour t[1/(n+p)2,1/n2]t\in[1/(n+p)^2,1/n^2], gn+p(t)=1/tg_{n+p}(t)=1/\sqrt t (car 1/tn+p1/\sqrt t\le n+p) et gn(t)=ng_n(t)=n (car 1/tn1/\sqrt t\ge n). Calculons : 1/(n+p)21/n21tdt=[2t]1/(n+p)21/n2=2n2n+p,\int_{1/(n+p)^2}^{1/n^2}\frac1{\sqrt t}\,dt=\Big[2\sqrt t\Big]_{1/(n+p)^2}^{1/n^2}=\frac2n-\frac2{n+p}, et 1/(n+p)21/n2ndt=n(1n21(n+p)2).\int_{1/(n+p)^2}^{1/n^2}n\,dt=n\Big(\frac1{n^2}-\frac1{(n+p)^2}\Big). Donc gn+pgn1=2n2n+p1n+n(n+p)2=1n2n+p+n(n+p)2.\|g_{n+p}-g_n\|_1=\frac2n-\frac2{n+p}-\frac1n+\frac{n}{(n+p)^2}=\frac1n-\frac2{n+p}+\frac{n}{(n+p)^2}. On vérifie que cette expression est majorée par 1n1n+p\dfrac1n-\dfrac1{n+p} : en effet 1n2n+p+n(n+p)2(1n1n+p)=1n+p+n(n+p)2=(n+p)+n(n+p)2=p(n+p)20.\frac1n-\frac2{n+p}+\frac{n}{(n+p)^2}-\Big(\frac1n-\frac1{n+p}\Big)=-\frac1{n+p}+\frac{n}{(n+p)^2}=\frac{-(n+p)+n}{(n+p)^2}=\frac{-p}{(n+p)^2}\le0. Donc 0gn+pgn11n1n+p1nn0,0\le\|g_{n+p}-g_n\|_1\le\frac1n-\frac1{n+p}\le\frac1n\xrightarrow[n\to\infty]{}0, uniformément en p0p\ge0. Donc (gn)(g_n) est de Cauchy pour 1\|\cdot\|_1.

2b. Non-convergence dans (E,1)(E,\|\cdot\|_1) ; incomplétude

Supposons que gngg_n\to g dans (E,1)(E,\|\cdot\|_1) pour un certain gE=C([0,1])g\in E=C([0,1]). Sur tout intervalle [ε,1][\varepsilon,1] avec ε>0\varepsilon>0 fixé, dès que n>1/εn>1/\sqrt\varepsilon, gn(t)=1/tg_n(t)=1/\sqrt t pour tout t[ε,1]t\in[\varepsilon,1] ; donc gn1/tg_n\to 1/\sqrt t uniformément (donc en 1\|\cdot\|_1) sur [ε,1][\varepsilon,1]. Par unicité de la limite L1L^1, g(t)=1/tg(t)=1/\sqrt t presque partout sur [ε,1][\varepsilon,1], et ceci pour tout ε>0\varepsilon>0, donc g(t)=1/tg(t)=1/\sqrt t pour tout t(0,1]t\in(0,1].

Or t1/tt\mapsto1/\sqrt t n'est pas bornée au voisinage de 00, donc ne peut pas être prolongée en une fonction continue sur [0,1][0,1] : contradiction avec gC([0,1])g\in C([0,1]).

Donc (gn)(g_n) ne converge pas dans (E,1)(E,\|\cdot\|_1). Comme (gn)(g_n) est de Cauchy (2a) mais non convergente, l'espace (E,1) n’est pas complet.\boxed{(E,\|\cdot\|_1)\text{ n'est pas complet.}}

3. Étude de A={fE:f<1}A=\{f\in E:\|f\|_\infty<1\}

AA est ouvert. AA est la boule ouverte B(0,1)B_\infty(0,1) pour la norme \|\cdot\|_\infty (image réciproque de (,1)(-\infty,1) par l'application continue fff\mapsto\|f\|_\infty), donc AA est ouvert pour \|\cdot\|_\infty.

Calcul de A\overline A. Montrons que A={fE:f1}=:Bˉ\overline A=\{f\in E:\|f\|_\infty\le1\}=:\bar B.

Inclusion ABˉ\overline A\subset\bar B : Bˉ\bar B est fermé (image réciproque du fermé (,1](-\infty,1]) et contient AA, donc contient l'adhérence A\overline A.

Inclusion BˉA\bar B\subset\overline A : soit fBˉf\in\bar B, i.e. f1\|f\|_\infty\le1. Pour n1n\ge1, posons fn=(11n)ff_n=\Big(1-\dfrac1n\Big)f. Alors fn=(11n)f11n<1\|f_n\|_\infty=\Big(1-\dfrac1n\Big)\|f\|_\infty\le1-\dfrac1n<1, donc fnAf_n\in A. De plus fnf=1nf1nn0,\|f_n-f\|_\infty=\frac1n\|f\|_\infty\le\frac1n\xrightarrow[n\to\infty]{}0, donc fnff_n\to f dans (E,)(E,\|\cdot\|_\infty), ce qui montre fAf\in\overline A.

Donc A={fE:f1}\boxed{\overline A=\{f\in E:\|f\|_\infty\le1\}} est la boule fermée unité de (E,)(E,\|\cdot\|_\infty).